Des réformes structurantes du système d’éducation, de formation et de recherche scientifique

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Le gouvernement a placé la réforme du système de l’Education- formation- recherche scientifique en tête de ses priorités, l’a érigé en bonne place dans son programme d’action. Il a veillé, dès le début de son mandat à mettre à niveau et développer ce système, en totale cohérence avec la vision stratégique de la réforme 2015–2030, qui avait été élaborée avec la contribution de potentialités partisanes, syndicales, professionnelles, d’experts et de cadres du système, et que Sa Majesté le Roi avait chargé le gouvernement précédent de traduire en loi-cadre.
Le gouvernement a ainsi veillé à promulguer la loi cadre 51.17, qui constitue le premier cadre juridique dans notre pays en matière de réforme du système de l’éduction-formation-recherche scientifique, visant à garantir la continuité et le cumul positif et faisant évoluer cette réforme du statut de réforme sectorielle, à celui d’engagement gouvernemental et sociétal.
Et afin de garantir l’efficience de la mise en œuvre, le gouvernement a mis en place des mécanismes de gouvernance, avec en tête un organe de pilotage : « la commission nationale de suivi et de réforme du système de l’éducation- formation- recherche scientifique », laquelle a élaboré un tableau de bord comprenant un plan législatif et un portefeuille de projets de réforme.
Grace à la clarté de la vision, au cadre juridique, au tableau de bord, mais aussi aux efforts louables des départements concernés, notamment du Ministère de l’Education Nationale de la Formation Professionnelle de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, le gouvernement a pu concrétiser d’importantes réalisations ; qui se sont répercutées de manière positive sur le système, comme l’illustrent de nombreux indicateurs.
Dès le début de son mandat, le gouvernement a accordé un intérêt particulier au renforcement des ressources humaines. La moyenne annuelle des postes budgétaires alloués, est ainsi passée de 7.036 postes entre 2004 et 2016, à 20.160 postes entre 2017 et 2021.
Le gouvernement a également mobilisé des ressources financières à des niveaux inédits, le budget alloué au système étant passé de 54 milliards de dirhams en 2016, à quelque 72 milliards de dirhams en 2021, en progression de 25%, ceci tout en maintenant le même effort budgétaire, en dépit de l’impact de la pandémie sur les finances publiques.
Cet effort financier a permis de renforcer les infrastructures du système à différents niveaux, en milieux urbain et rural, et particulièrement dans les espaces qui souffraient de déficits importants. Ceci a permis par exemple de créer pas moins 440 nouveaux établissements scolaires en 2016 et 2021, ainsi que 44 établissements universitaires publics de nouvelle génération.
En renforcement du système d’appui social destiné aux élèves, aux stagiaires de la formation professionnelle et aux étudiants, le gouvernement s’est attelé au développement des programmes sociaux comme le programme « Tayssir » qui a été, conformément aux instructions Royales, élargi de manière inédite, avec un budget qui est passé de 700 MDH en 2017 à 2 milliards et 377 millions de DH en 2020. Il en est de même pour les bourses des étudiants des universités, ainsi que pour les stagiaires de la formation professionnelle post-baccalauréat, qui ont bénéficié d’une bourse pour la première fois au Maroc.
Le gouvernement a également poursuivi la mise à niveau de l’enseignement traditionnel et les actions de soutien à ses élèves, comme il a mis en place une nouvelle approche d’alphabétisation, basée sur la contractualisation et la mise en œuvre à l’échelon régional, tout en veillant à doubler les ressources allouées et à assurer la convergence entre les différents acteurs dans ce domaine.
Afin de renforcer la capacité des élèves à suivre le cursus scolaire et promouvoir la qualité du capital humain de manière générale, nous nous sommes attelés à appuyer l’enseignement fondamental. Le nombre des élèves bénéficiaires est ainsi passé de 700.000 à quelque 900.000 élèves en deux années, soit un taux de scolarisation de 72,5 %, contre moins de 50% au début du mandat gouvernemental.
Le gouvernement a par ailleurs lancé une réforme pédagogique de l’enseignement universitaire, appuyée sur une vision globale, aux niveaux master et doctorat. Il en a été de même pour la formation professionnelle, qui a bénéficié en 2018 d’une nouvelle feuille de route pour sa mise à niveau et son développement, validée par Sa Majesté le Roi. C’est dans ce cadre que le Gouvernement a lancé la création des villes des métiers et compétences.
D’autre part, les crédits alloués à la recherche scientifique depuis le budget général, ont été augmentés de 3,92 % en 2021, les infrastructures du secteur renforcées par le lancement du premier centre national de traitement big-data, et la recherche dans le domaine des sciences humaines et sociales appuyée.
Grace à ces efforts et réalisations, de nombreux indicateurs du système se sont améliorés. C’est le cas pour le taux d’encombrement, la proportion des classes de 45 élèves, étant passée de 10,9 % à 0,9% entre 2017 et 2019. De même, le taux de scolarisation a atteint les 100 % dans l’enseignement primaire, et est passé dans l’enseignement secondaire de quelque 88% à plus de 94% entre 2017 et 2020. Le taux de déperdition scolaire a quant à lui baissé de 75% dans l’enseignement primaire entre 2017 et 2020, pour s’établir à quelque 0,4%.
Notre système éducatif est en droit de s’enorgueillir de sa gestion de la phase pandémique, puisqu’il a réussi à assurer la continuité de l’école, à adapter les mécanismes de l’enseignement et de la formation aux différents niveaux, à organiser les concours et examens, particulièrement ceux aboutissant à des diplômes, et aussi à assurer la continuité de la recherche et de l’innovation tout au long de cette période.
Il s’agit là de quelques exemples de réalisations et de leur impact sur le système de l’éducation- formation- recherche scientifique, qui ont été rendues possibles grâce à la forte volonté du gouvernement et à la conjugaison des efforts de tous. Elles constituent la plus forte des motivations pour davantage de succès et pour porter cette réforme au plus loin.
Le Chef du Gouvernement 
Saad Dine El Otmani
 

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