La situation épidémiologique n’est pas entièrement rassurante et c’est pourquoi il a été décidé de prolonger de trois semaines le confinement sanitaire. 

Question :
Séance plénière commune de la Chambre des Représentants et de la Chambre des Conseillers, conformément à l’article 68 de la constitution, et consacrée aux développements de la gestion du confinement sanitaire post-20 Mai
Date de la Session :
Session :

Le Chef du gouvernement, M. Saad Dine El Otmani a affirmé que la situation épidémiologique au Maroc n’est pas rassurante dans l’ensemble, même si elle reste maitrisée, ce qui a incité notre pays à décider de prolonger de trois semaines le confinement sanitaire.

Intervenant, lundi 18 mai 2020, lors de la séance plénière commune de la Chambre des Représentants et de la Chambre des Conseillers, conformément à l’article 68 de la constitution, et consacrée aux développements de la gestion du confinement sanitaire post-20 Mai, M. El Otmani a souligné que la décision de prolonger l’état d’urgence et le confinement sanitaires est motivée par le fait que la situation épidémiologique dans notre pays n’est pas rassurante au regard de la hausse des cas de contamination et de l’apparition, de temps à autre,  de foyers familiaux et industriels dans plusieurs régions.

Le Chef du gouvernement a déploré un certain relâchement dans l’application et le respect des dispositions du confinement sanitaire, ce qui pourrait « entrainer une rechute aux conséquences insupportables, comme nous ne pouvons tolérer de mettre en péril les acquis que nous avons accumulés à la faveur de sacrifices consentis par tous tout au long de la précédente étape du confinement sanitaire ». 

M. El Otmani a rappelé que notre pays a accumulé d’importants acquis depuis l’apparition du coronavirus au Maroc début mars dernier, des acquis qui ne peuvent être entachés de rechute, ajoutant que la sortie du confinement est plus difficile que son entame, eu égard à de nombreuses complications et considérations qui s’interfèrent (sanitaires, médicales, économiques, sociales, sociétales, psychiques et comportementales) et qui doivent tenir compte de plusieurs critères.

Le Chef du gouvernement a cité plusieurs indicateurs qui ont justifié le prolongement de l’état d’urgence et du confinement sanitaires, avec à leur tête le taux de reproduction du virus (R0) qui ne s’est pas encore stabilisé pour deux semaines à moins de 1, outre l’apparition de nombreux foyers familiaux, commerciaux ou industriels dont le nombre a atteint 467 foyers dans dix régions avec un total de 3800 contaminations. « Ceci témoigne du sérieux de la situation et de son degré de délicatesse, notamment à l’approche de l’Aid Al Fitr, qui peut être, qu’à Dieu ne plaise, porteur du risque d’apparition de foyers familiaux en cas de non-respect du confinement sanitaire et des précautions d’usage ».

M. El Otmani a dit partager l’inquiétude des citoyens et comprendre leurs attentes : « Je comprends qu’une certaine lassitude s’est emparée de bon nombre de citoyens en ces jours bénis suite à deux mois de confinement et à l’approche de l’Aid Al Fitr qui offre l’occasion de retrouvailles et d’échange de visites. Mais nous ne pouvons tolérer de voir la joie de cette fête se transformer en deuil ».

Le chef du gouvernement a assuré que l’exécutif a élaboré une vision d’ensemble pour la gestion du confinement sanitaire en sa prochaine étape dans ses dimensions centrale et sectorielle, une vision qui remonte à plusieurs semaines et qui se décline sous forme de synthème d’une action collective ayant impliqué tout le gouvernement avec tous ses secteurs.

M. El Otmani a par ailleurs passé en revue les conditions d’allégement du confinement sanitaire, rappelant les différentes mesures qui seront prises au niveau de chaque secteur ainsi que le plan de relance de l’économie nationale, appelant à davantage de de solidarité et de cohésion nationale et au renforcement de la confiance en les institutions en cette conjoncture difficile. 
 

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