Le Chef du gouvernement: "Le Maroc a consenti des efforts considérables en matière d'investissement public"

Question :
Stratégie du gouvernement dans la gestion de l'investissement public dans la perspective de l'amélioration de son efficacité
Date de la Session :
Session :
Avril - 2019

Le Chef du gouvernement, M. Saad Dine El Otmani, a souligné que son gouvernement est conscient de l’importance des investissements publics et qu'il s'est engagé à mettre en place un système intégré de gestion et d’évaluation de ces investissements, à améliorer le choix des projets d’investissement et des moyens de les mettre en œuvre, ce qui profitera à la vie des citoyennes et des citoyens et contribuera à la production de richesse et à la création d’emplois.

En réponse à la question centrale sur la thématique de la " Stratégie du gouvernement dans la gestion de l'investissement public dans la perspective de l'amélioration de son efficacité", le Chef du gouvernement a assuré, lors de la séance mensuelle de la Chambre des conseillers consacrée à la politique générale tenue le mardi 9 juillet 2019, que le Maroc a consenti des efforts considérables en matière d'investissement public. Il a précisé que le montant global des investissements publics, qui comprennent les budgets pour les investissements publics et ceux des établissements et des entreprises publics ainsi que les budgets des collectivités territoriales, a enregistré un accroissement de 16,5% entre 2011 et 2019 pour atteindre 30% du PIB, " ce qui confère au Maroc une position remarquable parmi les pays aux taux d' investissement les plus élevés dans la région du Moyen-Orient et en Afrique du Nord ".

Le Chef du gouvernement a mis l'accent sur le rôle vital de l’investissements public en tant que levier essentiel pour stimuler l'économie nationale et renforcer l'investissement privé, et en tant qu'outil de réinsertion sociale, de réduction des disparités sociales et territoriales et de désenclavement des zones inaccessibles et ce, par le biais de grands chantiers d'infrastructures, de stratégies sectorielles et de programmes de développement urbain et rural intégrés.

Le Chef du gouvernement a, dans le même contexte, expliqué que les investissements publics ont permis, d'une part, d'augmenter les capacités de production de l'économie marocaine et d'améliorer les conditions de production, d'exportation et de commercialisation, et d'autre part, d'intégrer de larges catégories de citoyens dans la dynamique de développement.

M. El Otmani a également mis l'accent sur la nécessité d'améliorer l'efficacité de l'investissement public et sur la problématique de son efficience dans notre pays, " notre pays, a-t-il souligné, se doit d’œuvrer encore pour atteindre des taux de croissance élevés et réguliers, contribuer qualitativement à créer suffisamment d'opportunités d'emploi pour les jeunes et à améliorer le niveau de vie de la population et l'intégration des catégories pauvres et vulnérables".

M. El Otmani a évoqué dans ce contexte le débat engagé depuis des années, en particulier au sein des institutions économiques nationales et internationales, sur la nécessité pour le Maroc de veiller à ce que les ratios d'investissement élevés enregistrés, aient de meilleures répercussions sur les taux de croissance, comparativement avec certains pays émergents enregistrant des taux d'investissement similaires.

Le Chef du gouvernement a considéré que ce débat est pertinent, compte tenu de l'augmentation constante des besoins en financement nécessaires pour accélérer le rattrapage économique des pays émergents, d'autant plus que "le financement des infrastructures est devenu un réel problème en terme de durabilité du financement par le budget général, et la précaution est de rigueur contre une hausse du taux de la dette publique, malgré la baisse qu'elle a commencé à marquer en 2018."

Il convient de noter que les efforts d'investissement du secteur public ont doublé au cours de la dernière décennie, passant de 90 milliards de dirhams en 2007 à 195 milliards de dirhams en 2019. De même que le taux d'exécution des investissements est passé de 62,43% en 2013 à 78,99% en 2017 , ce qui correspond à une progression de près de 17 points en quatre ans.

Le Chef du gouvernement: "Le partenariat public-privé ne signifie pas que l’État se retire de l’investissement public"


Le Chef du gouvernement, M. Saad Dine El Otmani, a affirmé que " l'encouragement du partenariat entre les secteurs public et privé ne signifie pas un repli de l’Etat sur lui même ou un retrait dans ses responsabilités en matière d’investissement public."

Le Chef du gouvernement a souligné lors de la séance mensuelle de la Chambre des conseillers consacrée à la politique générale, tenue le mardi 9 juillet 2019, que le renforcement du partenariat entre les secteurs public et privé était "un choix délibéré et un moyen essentiel pour promouvoir les investissements publics, en garantir la

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